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𝗟’𝗶𝗺𝗽𝗮𝗰𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝘃𝗶𝗲 𝗺𝗼𝗱𝗲𝗿𝗻𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝘀𝗮𝗻𝘁é 𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗹𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗳𝗲𝗺𝗺𝗲𝘀

𝗟’𝗶𝗺𝗽𝗮𝗰𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝘃𝗶𝗲 𝗺𝗼𝗱𝗲𝗿𝗻𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝘀𝗮𝗻𝘁é 𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗹𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗳𝗲𝗺𝗺𝗲𝘀
 
Plus d’un canadien sur quatre est à haut risque de développer une maladie mentale, dont un taux de 47% chez les femmes contre 36% chez les hommes. De nos jours, les femmes peuvent aspirer à de hauts standards de carrière et d’occupation, autant que les hommes.
Est-ce que le taux de risque plus élevé de maladies mentales chez les femmes peut être relié au fait qu’elles portent la possibilité et la charge d’enfanter, ce qui signifie qu’elles doivent avoir un système hormonal cyclique à gérer en plus d’avoir les mêmes développement de carrières que les hommes qui n’ont pas cette charge?
Est-ce cette double fonction dans la vie des femmes qui peut avoir un impact sur les fluctuations des neurotransmetteurs et donc sur la santé du cerveau?
 
Autrefois, les femmes étaient conviées au foyer, elles enchaînaient les grossesses et c’était bien souvent elles qui s’occupaient de la maisonnée. Quoi que ces tâches avaient leur lot de complications de santé et de charge de stress, elles diminuaient par contre les fluctuations hormonales cycliques mensuels, comme l’obstétricien-gynécologue Mathieu Leboeuf l’explique: “Historiquement, ça ne fait pas si longtemps que les femmes sont menstruées régulièrement.
Avant, elles devenaient adolescente, se mariaient et enchaînaient les grossesses à répétition jusqu’à l’âge de 40 ans. Elles pouvaient compter leur menstruations sur les doigts de la main avant d’arriver à la ménopause”.
 
À certaines phases du cycle ovarien, la progestérone diminue et elle peut chuter trop rapidement ou demeurer trop basse chez certaines femmes tout au long du cycle ou pendant la ménopause. Cette diminution de la progestérone entraînera une diminution de l’effet du GABA, ce qui peut augmenter la sensation d’irritabilité et l’anxiété et augmenter les risques de dépression.
Au contraire du cycle menstruel à répétition, les grossesses à répétitions maintiennent la progestérone élevée, augmentant ainsi le GABA.
De plus, s’il y a des chutes trop rapides ou un taux généralement trop bas d’oestrogène, cela entraînera une diminution de la sérotonine entraînant également une baisse du sentiment de bonheur.
De l’autre côté, les grossesses maintiennent également des taux extrêmement élevés d’oestrogène dans le corps et cette hormone est reconnue comme étant celle qui fonctionne comme un antidépresseur naturel, car elle inhibe la dégradation de la sérotonine tout en la rendant plus disponible dans le cerveau.
 
Aujourd’hui, les femmes mettent au monde moins d’enfants et peuvent aspirer à une carrière et une vie remplie de défis professionnels, mais la plupart d’entre elles doivent vivre chaque mois une fluctuation hormonale qui peut entraîner des facteurs augmentant les risques de dépression. Afin de contrer ce problème, les femmes peuvent apprendre à mieux connaître les phases de leur cycle afin d’insérer plus de repos à certaines phases clés qui demandent ralentissement et récupération, comme lors de la fin de la pré-menstruelle et pendant la phase menstruelle, où la chute hormonale est notable.
Elles peuvent également s’informer sur les techniques visant l’équilibre des hormones féminines autant en médecine conventionnelle qu’en médecine holistique. La gestion du stress, l’activité physique saine et même la nutrition peuvent avoir un grand impact sur la fluctuation hormonale des femmes.
 
 
La culture des diètes et des régimes est très présente dans l’univers des femmes.
De générations en générations, les femmes voient leur mère se priver et tomber dans le panneau de l’information populaire dans le but de modifier leur corps. Certains comportements se passent entre ces générations, allant d’un extrême à l’autre, amenant les femmes à vivre autant de privation que d’excès de calories, de sucre, de gras ou d’aliments transformés.
 
Ces comportements peuvent contribuer à développer des troubles d’alimentation et il est reconnu que 80% des personnes souffrant de ces troubles sont des femmes. Hors, ces troubles peuvent également mener à des problèmes digestifs et on peut se rendre compte qu’ils sont intimement reliée avec la santé du cerveau; parmi les rôles de la sérotonine, on compte le bon fonctionnement du péristaltisme, le mouvement servant à déplacer les denrées alimentaires dans les tubes digestifs.
Comme les femmes sont reconnues pour avoir plus de problèmes de constipation que les hommes, pouvons-nous relier un possible débalancement de la sérotonine additionné à des régimes non-adéquats et pauvres à la cause de la constipation plus présente chez elles?
Également, plus la sérotonine sera basse dans le cerveau, plus la femme peut se sentir dépressive ou anxieuse et avoir de la difficulté à gérer son appétit et ainsi va le cycle malsain des régimes et des excès. Il serait donc adéquat de changer le focus actuel sur la perte de poids pour le transporter vers l’objectif de se sentir bien et équilibré avant tout, autant dans sa tête que dans son corps, puisque le bon fonctionnement de la sérotonine a le pouvoir d’équilibrer l’appétit et d’augmenter la confiance en soi sans même avoir à faire de régime minceur.
 
 
Les femmes doivent être encore plus résiliente que les hommes dans cette ère moderne où elles ont le droit d’avoir les mêmes ambitions qu’eux, tout en ayant un fonctionnement physiologique hormonal totalement différent.
Elles ont une corde de plus à leur arc avec la possibilité d’enfanter, mais elles doivent également prendre soin de mieux comprendre leurs corps afin de ne pas en avoir trop sur les épaules en tentant de fonctionner comme les hommes qui n’ont pas cette charge ni la fluctuation hormonale qui vient avec. De plus en plus de sensibilisation est faite aux femmes quant à leur responsabilité de comprendre et de porter attention à leur système hormonal et leurs passages (puberté, cycle ovarien, ménopause). Plus les femmes prendront conscience de leur complexité hormonale, mieux le monde se portera.
 
Sources:
  • These 3 groups are at ‘high risk’ of mental health issues in Canada.
https://globalnews.ca/news/3415871/these-3-groups-are-at-high-risk-of-mental-health-issues-in-canada-heres-why/
  • C’est dans ta tête de Valérie Bidégaré, Éditions Québec Amérique, 2023
  • Fondation pour la recherche médicale “Tout savoir sur les trouble de conduite alimentaire” https://www.frm.org/recherches-autres-maladies/troubles-des-conduites-alimentaires/focus-troubles-conduite-alimentaires
  • Société canadienne de recherche intestinale https://badgut.org/centre-information/sujets-de-a-a-z/constipation/?lang=fr
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